Archive

Posts Tagged ‘histoire’

Le titre : puisez-le au fond de vous-même


image issue du site : http://maniacgeek.wordpress.com/

image issue du site : http://maniacgeek.wordpress.com/

Le titre est un élément fondamental de l’histoire que vous venez de terminer. C’est lui qui, avec la couverture, sera le premier point d’accroche de vos futurs lecteurs. Malheureusement, pour certains auteurs, trouver un nouveau titre est parfois un vrai parcours du combattant.

En ce qui me concerne, quelques minutes, voir parfois moins,  me suffisent généralement pour trouver le titre de mes textes et ouvrages. Bien souvent, il m’arrive d’avoir déjà une bonne idée de ce qu’il sera, avant même quel ‘écriture ne soit terminée, voir commencée. Bien sûr, celui-ci peut évoluer au fil du temps et des nouvelles inspirations. Et heureusement…

Le titre de votre nouveau texte peut vous apparaître comme ça, ans que vous ne vous y attendiez, tombé du ciel directement vers votre esprit. Il peut également résulter d’un rêve, d’une pensée à priori anodine et sans le moindre rapport avec ce l’histoire. J’estime qu’il est d’ailleurs préférable de garder une certaine spontanéité dans le choix du titre. Cela donne une forme plus « naturelle » à l’ouvrage  « sans nom ». Tant aux yeux des lecteurs qu’à ceux de l’auteur. D’autant plus qu’un titre se doit de préserver une certaine forme de mystère. Il doit pouvoir « introduire » le lecteur dans l’histoire, et non dévoiler celle-ci.
Toute pensée, toute paroles peux devenir le titre tant recherché, ou ne serait-ce qu’une base sur laquelle s’appuyer pour, en fin de compte, trouver celui qui conviendra.

A titre d’exemple (sans aucun jeu de mot), 1906… Histoire de science-fiction que je suis actuellement en train d’écrire. Une nuit, j’ai rêvé (I had a dream, comme dirait Martin Luther King. Bien sûr, venant de moi, la portée de cette phrase est nettement moindre). J’ai donc rêvé qu’une équipe d’astronautes dont je faisait parti (à mon niveau seul le rêve me permet de voyager dans l’espace) explorait un vaisseau spatial. La scène se passait à notre époque. Étonnamment, le vaisseau, lui, était clairement plus ancien. Non pas vétuste, uniquement ancien.
Lors de l’exploration par l’équipe, il devenait sans cesse plus évident que l’Homme en était à l’origine… et que le tout datait de l’année 1906. Tout du moins que les derniers membres d’équipages y était encore à cette époque. Puis, mon réveil a sonné, suivi de la sempiternelle expression métrovoiture – boulot – dodo.
Il n’empêche que suite à ce rêve, l’idée me vint de me lancer dans un nouveau projet d’écriture, lequel aurait comme point central la découverte d’un vaisseau spatial de conception ancienne. Il ne s’agit évidemment pas de reprendre le rêve en question scène après scène. Cela n’aurait aucun sens. Pourtant, « la chute » (prématurée) de ce dernier, l’année 1906, s’imposa sans autre forme de procès comme étant LE titre qui serait lié à cette toute nouvelle histoire.

Comme quoi parfois, le hasard et l’imagination font parfaitement bien les choses, sans nécessiter de se triturer indéfiniment le cerveau, pour un résultat qui n’en serait pas nécessairement meilleur. Le tout entraînant un gain de stress et surtout de temps non négligeable.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Publicités
Catégories :Le monde de l'édition Étiquettes : , , , , , ,

Ecrire son histoire… au passé ou au présent ?


image issue du site  : http://www.tuxboard.com/

image issue du site : http://www.tuxboard.com/

Devez-vous écrire votre histoire au passé ou au présent ? Cette question vous paraît peut-être sans grand intérêt… Pourtant, une histoire narrée dans un temps passé n’aura pas le même impacte sur vos lecteurs qu’une autre écrite au présent. Les deux temps peuvent bien sûr être utilisés, mais il important d’en comprendre leurs « avantages » et « inconvénients ».

L’utilisation du passé ou du présent dans la narration n’est pas une chose anodine et peut avoir d’importantes répercutions sur la façon dont les lecteurs vont se l’approprier. En effet, celui-ci ne se positionnera pas de la même façon face un texte au présent, dans lequel il vivra l’histoire au fil de son déroulement, en direct et en tant « qu’acteur », que dans un texte au passé, qui sera plus à même de le plonger dans une sorte de rétrospective. Ce qui se joue dans l’opposition présent/passé, c’est bel et bien la place laissée au lecteur par rapport à ce qu’il lit. Sera-t-il acteur ou simple spectateur ?

Dans le fond, il n’y a pas vraiment de règle s’imposant aux auteurs. Chacun est libre de ses choix et de la manière dont il souhaite relater son histoire. Néanmoins, il important de prendre conscience des difficultés inhérentes à une utilisation « à contre courant » de ces deux temps.
Ainsi, se lancer dans le récit d’évènements passés en utilisant un temps présent demandera un certain travail à l’auteur pour placer ses personnages et son action dans des conditions optimales, afin de ne pas frustrer ses lecteurs. Il en est de même pour ce qui est de conter une histoire « présente » au passé.

Bien sûr, un même texte peut mélanger sans aucun problème les deux temps, à la condition que l’utilisation de chacun soit parfaitement claire et définie. Il n’est pas concevable d’aller et venir de l’un à l’autre, par plaisir, à chaque phrase sans que les circonstances de l’histoire ne le justifie. Sauf à être un nouveau génie de la littérature. Autrement…
Ainsi, avec des temps utilisés à mauvais escient, un texte peut très vite devenir indigeste et rendre une histoire aussi plate et inintéressante que le pire des candidats de télé réalité. Ce qui serait, avouons-le, particulièrement dommage.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

[MàJ] 1906 : ma nouvelle histoire… de science-fiction


image issue du site : http://vetstar.over-blog.com/

image issue du site : http://vetstar.over-blog.com/

[Mise à Jour du 12.02.2013] : Mise en ligne, à la suite de la première partie, de la seconde partie.

Mise en ligne de la première partie de 1906, ma prochaine nouvelle de science-fiction. Il s’agit de l’histoire d’une jeune doctorante en radio-astronomie qui effectue une découverte aussi inattendue qu’inespérée. Une découverte qui va déboucher sur quelque chose d’encore plus exceptionnel, susceptible de remettre en cause toute l’Histoire du XXème sciècle.

Toujours en cours d’écriture, les sept premières parties sont actuellement sortie de mon esprit, parfois aisément, parfois un plus difficilement. Les parties suivantes seront mises en ligne petit à petit, jusqu’à la conclusion finale.
Sans surprise, chaque partie de la nouvelle est, et sera, diffusée sous licence Creative Commons by-nc-nd, autorisant sa libre diffusion à titre gratuit, tout comme son partage.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

L’écrivain, un être supérieur


gravure dore bible - dieu fait perir leviathan - vision d isaieQue cela plaise ou non, il évident que l’écrivain est un être supérieur. Non pas supérieur en tant qu’Homme, être humain, puisque c’est un Homme comme les autres, mais en tant que « tout puissant ».

Oui, l’écrivain est le « tout puissant ». Le tout puissant de son œuvre. C’est lui qui la créé de bout en bout, usant de son imagination, de sa volonté et de sa vision des choses. L’écrivain a le droit de vie ou de mort sur ses personnages, quand bon lui semble, où bon lui semble, et sans avoir de comptes à rendre.
L’écrivain peut faire intervenir diverses forces plus ou moins connues pour faire évoluer son dessein. Il est à même d’entrevoir des miracles, et surtout d’autoriser leur réalisation.

Les légendes, les mythes…, rien n’est plus fort que l’écrivain. C’est lui qui façonne tout un monde, le sien. Armé de son imagination, de sa plume et de sa volonté de créer, rien ne lui est impossible. Le jour, la nuit, la rotation des planètes, la nature… tout se trouve à sa merci, livré à sa volonté de « tout puissant ».
Il peut faire naître les guerres, puis engendrer la paix. Il peut tout faire, sans aucune limite. Qu’il s’agisse d’amour, d’enquêtes policières, de mondes enchantés, de voyage dans le temps, ni les lois de la physique ni les plus récentes technologies ne peuvent s’opposer à lui.

Mais la plus grande force de l’écrivain, qui est aussi une bonté inouïe, c’est celle du partage. Ce partage qui le pousse à ouvrir son monde  aux personnes qui y sont extérieur. Ce partage du rêve, de l’imagination, de la vie. Libre de tout, l’écrivain parvient à transporter des foules au plus profond de ses textes. C’est là une prouesse sans égal. Une prouesse hors du commun. Si Dieu devait exister, il ne pourrait être qu’écrivain. Probablement d’ailleurs le plus grand de l’Histoire.
Malheureusement, ce dernier n’est que le héros de livres anciens, sans aucun doute rédigés par des auteurs particulièrement doués pour écrire des histoires, et encore plus pour les partager avec passion et dévotion à leurs contemporains ainsi qu’à leurs générations futures.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

La place du héros dans une histoire


C’est un fait, une histoire ne peut se dérouler sans avoir un héros. C’est lui, le personnage principal, sur qui l’intrigue est fondée. Il est le seul protagoniste à pouvoir résoudre les énigmes qui se succèdent à lui. Bien souvent, le héros est accompagné d’un autre personnage, qui ne lâche que très rarement, et de préférence, du sexe opposé. Tout du moins dans les œuvres modernes.

Le héros est le meneur de l’Histoire. Sans lui, rien ne se passerait, rien n’avancerait. C’est en se basant sur  l’image qu’il renvoie ainsi que sur son nom que les lecteurs vivent l’histoire au travers de lui. On pourrait penser que c’est l’Histoire qui fait le héros, sauf que généralement c’est le héros qui fait l’histoire. Sans héros, une histoire ne peut exister. Elle n’aurait une base bien trop friable.
Il est très rare que le héros trouve la mort au cours de l’intrigue. Si jamais c’était le cas, il réapparaîtrait forcément à un moment ou à un autre, suite à une « résurrection », sous une autre forme que celle d’un humain, ou encore par n’importe quel autre stratagème de l’auteur.

Le héros est également le ciment entre tous les personnages secondaires et le récit. Puisque tout tourne autour de sa personne, c’est à lui que revient le devoir « d’unification » de l’histoire. Sa personnalité, sa vision de choses, ses sentiments, sa façon d’agir… définissent ce qu’il est et ce que sera l’histoire.
Un héros plat, sans relief, ne saura probablement pas captiver le lecteur. Il ne parviendra jamais à faire son « travail » tel qu’il devrait l’être. Inversement, un héros complexe, réservant quelques zones d’ombre et bénéficiant d’une dose savamment mesurée d’antipathie sera inévitablement le moteur de son texte. Le lecteur sera aisément attiré par cette personne au visage humain et au regard imparfait.

Il n’existe pas d’histoire sans héros. Sous quelque forme que ce soit, Homme, femme, animal, extra-terrestre… un héros est toujours tapit dans un coin de page.
De ce fait, l’auteur qui parviendrait à écrire une histoire sans héros pourrait lui-même se considérer comme étant lui-même… un héros. Il ne s’agit pas là d’un défi que d’écrire une telle histoire, mais d’une vraie piste de réflexion à méditer dans l’avenir. Ainsi, un auteur parviendra-t-il à écrire un histoire dans laquelle le héros est… personne ?

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Catégories :Réflexion Étiquettes : , , , , , , , ,

Out of Earth : J-14


collage of 5 pictures with planetsDans 14 jours exactement, le 1er février 2013, la version papier de Out of Earth sera officiellement disponible. Tout d’abord écrite sous la forme d’une courte nouvelle de trois pages -librement accessible en ligne-, une suite a l’histoire a été écrite. C’est au final un ouvrage de science-fiction broché de 36 pages qui sera donc prochainement disponible, au prix de 4,40 €. Dans l’attente du 1er février, la version PDF de Out of Earth est déja disponible en ligne pour seulement 1,35 €.

Voici, pour rappel, le synopsis de l’histoire tel qu’il apparaît sur la quatrième de couverture :

Un jeune homme, écrivain, a l’occasion de quitter la Terre. Désappointé par la façon dont à évolué l’espèce humaine et ayant l’opportunité de réaliser son plus grand rêve, il accepte. Il s’apprête à élire domicile dans l’espace.

« Si j’avais un vœux à faire, je quitterais ce monde pourri par les guerres, la cupidité, l’avarice et l’Homme. Peu importe les dangers que cela impliquerait, j’embarquerais sans hésiter à bord du premier vaisseau s’envolant en direction des étoiles. Quitte à vivre dans l’obscurité, je préférerais celle de l’espace à celle de l’Homme. »

« L’Homme n’est pas une erreur de la Nature. C’est un prototype expérimental dont la seule particularité est d’avoir été programmé pour s’auto-détruire en cas d’échec, sans même en prendre conscience.»

Tout comme ses prédécesseurs, Out of Earth est publié sous licence Creative Commons BY-NC-ND, ce qui autorise une grande liberté de « manipulation » pour les lecteurs. Il est au format A5 et arbore la marque éditoriale UniversParallèle.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les meilleures conditions pour écrire


Ecrire une histoire, qu’il s’agisse d’un roman, d’une nouvelle, ou d’un tout autre genre de texte, n’est pas chose aisée. Outre toutes les étapes à suivre avant d’arriver au terme de ce travail au combien compliqué mais tellement enrichissant, il convient de se mettre dans de bonnes conditions avant de se mettre devant son écran (ou ses feuilles de papier) et de commencer à écrire.

Pour commencer, à moins d’avoir de véritables impératifs de temps, il ne faut pas se forcer à écrire si vous n’en ressentez pas l’envie ni le besoin. Aller à l’encontre de cette règle serait le meilleur moyen de bâcler l’écriture et donc l’histoire elle-même. Peu importe le temps que vous mettrez pour aller jusqu’au bout, l’important est simplement d’y parvenir. Au final, que vous ayez mis des semaines, des mois ou des années importe peu. Seule le résultat définitif compte.

Ensuite, lorsque l’envie d’écrire et l’inspirations vous emportent au fin fond de votre imaginaire et de votre texte, assurez-vous de tout mettre en œuvre pour ne pas en ressortir. Isolez-vous dans une pièce ou dans un coin d’où vous ne serez pas ou peu dérangé. Si nécessaire, n’hésitez pas à mettre un casque et de la musique. Une musique, bien sur, qui vous tiendra plongé dans votre monde personnel, au détriment de tout ce qui peu se passer à proximité.
Il est évident que chacun doit adapter selon ses besoins, mais aussi selon ses capacités. Si vous avez un enfant en bas âge, ne vous coupez pas totalement du monde extérieur. Si vous avez un colocataire fan de Johnny Halliday (ou autre) et écoutant en boucler « Allumer le feu » (par exemple), faites de votre mieux pour vous isoler dans votre monde. Porte verrouillée, boules quies…

De même, certaines personnes peuvent avoir plus de facilités à écrire de jour, ou de nuit. Dans un environnement éclairé ou sombre, au milieu du bruit ou dans le calme le plus total… Il y a autant de « meilleures conditions d’écriture » qu’il y a d’auteur. Aussi, personne ne peut donner LA solution universellement valable.
Personnellement, quant il s’agit d’écrire, j’ai besoin non pas nécessairement de calme, mais juste de pouvoir me plonger dans mon monde. Si je suis seul et bruit, cela se fera naturellement. Sinon, un peu de musique, en particulier des mélodies assez rythmé des genres celte / fantastique, et me voici parti pour un long moment. Dans le même temps, j’aurais beaucoup plus de facilités à écrire de nuit, même à trois heures du matin, plutôt qu’à qu’à midi.

Tout ceci dépends vraiment de chacun, du genre littéraire abordé, et de tout un tas de choses que seul un auteur peu évaluer pour lui-même seulement.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND