Archive

Posts Tagged ‘galaxie’

La notion de distance dans l’espace


Pour de nombreux auteurs de science-fiction, désireux d’installer leur intrique dans de lointaines contrées spatiales, il y a un point important à ne surtout pas négliger : la notion de distance dans l’espace. Une notion sans commune mesure avec sa « variante terrestre ».

Sur Terre, traverser la France de bout en bout (du nord au sud par exemple) représente un voyage d’environ 1000 kilomètres. Faire un tour du monde, c’est 40 000 kilomètres… Des distances à faire réfléchir tellement elles paraissent importantes. Heureusement, nous disposons de moyens de transport adaptés (avion, train, voiture…), permettant de réduire ces distances à seulement quelques heures.
Dans l’espace, le choses ne sont pas aussi simples. Bien sûr, l’Homme est capable de construire des fusées pouvant atteindre la vitesse de 11 kilomètres par seconde. Bien sûr, l’Homme est également capable d’envoyer des sondes voguant à la vitesse folle de 60 000 kilomètres heure…

Malheureusement, les distances spatiale sont tout autres que celles que nous connaissons sur Terre. Ainsi, la sonde Voyager 1, expédiée dans l’espace il y a plus de 40 ans, mettrait environ 13 heures à faire l’aller-retour Terre/Lune, soit plus de 760 000 kilomètres. Sa vitesse ? 60 000 kilomètres heure.
Malheureusement, dès que l’on commence à s’éloigner un tant soit peu de la Terre, le mot « géant » commence enfin à prendre du sens. Ainsi, la planète Mars, nouvelle cible des agences spatiales, se situe (au plus près de la Terre) à 50 millions de kilomètres. Dans la même grandeur d’ordre, le soleil est à 150 millions de kilomètres (abrégé en 1 UA – Unité Astronomique).

Sauf que là encore, ces distance n’ont rien de bien exceptionnelle au regard de l’immensité de l’univers. Ainsi, la lumière, (pour faire simple – élément le plus rapide connu par l’Homme) parcoure 300 000 kilomètres par seconde… soit tout de même 1 milliard et 80 millions de kilomètre par heure !
C’est à partir de la vitesse de la lumière que sont calculées les distances les plus imposantes existant dans notre univers. Partant de là, l’étoile la plus proche du soleil, Alpha Centauri, émarge à 4 années lumière de nous… ce qui équivaut à plus de 37 840 milliards de kilomètres. De quoi faire un peu d’ombre la France est à ses 1000 petits kilomètres nord/sud.
Partant de là, la sonde Voyager 1, dont il était question ci-dessus, mettrait environ 72 000 ans avant d’atteindre cette plus proche étoile.

Il est donc particulièrement important de prendre garde à rester crédible lorsqu’il s’agit d’évoquer les voyager interstellaires (entre les étoiles), mais aussi intergalactiques (entre les galaxies). D’autant plus lorsque l’on sait que notre voie lactée, qui reste une galaxie relativement « moyenne », a un diamètre approximatif de 100 000 années lumière. Soit une distance 25 000 fois plus importante que celle séparant le soleil d’Alpha Centauri.
Il n’est donc pas possible de placer dans une histoire qu’une fusée terrienne telles qu’elles existent de nos jours, puisse envoyer des hommes dans une autre galaxie en quelques jours, mois ou années seulement. A moins bien sûr d’avoir pris en compte tous les paramètres de distance et de prévoir une chute (ou un explication) précisant par quel « miracle » un voyage si rapide fût possible.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Publicités

L’astronomie dans la science-fiction


image issue du site : http://cieletespace.fr

image issue du site : http://cieletespace.fr

L’astronomie n’a, à priori, rien à voir avec la science-fiction. A priori seulement, puisqu’il s’agit d’une importante source d’inspiration pour de nombreux auteurs, dont je fais moi-même partie.

Seule l’astronomie, l’imagination n’étant pas une science, permet de remonter le temps sur des périodes aussi exceptionnelles qu’une grosse dizaine de milliards d’années. Seule l’astronomie offre de découvrir des élements tels que les planètes, les étoiles, les galaxies, et bien d’autres merveilles encore.
Bien sûr, l’astronomie seule ne peut pas tout apporter. Mais il n’en reste pas moins qu’elle est à la base d’avancées et de découvertes fondamentales pour le domaine scientifique.

Tous ses apports, aussi techniques soient-ils, sont donc une préciseuse mine d’or pour les auteurs de littérature de science-fiction.
Sans cela, il serait impossible d’envisager des voyages interstellaires ou intergalactiques. Impossible également de créer, de la façon la plus crédible possible, des mondes extra-terrestres ou même de simples actions prenant place dans l’espace.
Il est évident qu’un ouvrage de science-fiction n’a aucune obligation de relater des faits parfaitement plausibles. Néanmoins, un minimum de réalisme est généralement apprécié. Aussi, organiser une partie de golf dans l’espace au coeur d’un trou noir serait particulièrement étrange. A moins bien sûr d’inventer des subterfuges particulièrement élaborés, expliquant la situation d’un point de vue autre que scientifique.

Il est important de prendre conscience que l’astronomie est une science très technique, et qu’il n’est pas possible, pour un novice, de tout intégrer en un rien de temps. Reste que certains points (vitesse de la lumière, distances stellaires et galactiques…) sont des  connaissances de base à ne pas négliger pour ne pas tomber dans quelque chose de farfelu.
A titre d’exemple, la Lune se situe à environ 380 000 kilomètres de la Terre. Le soleil à 150 000 000 de kilomètres, et l’étoile la plus proche de nous, à près de 38 000 000 000 000 (trente-huit mille milliards) de kilomètres. De quoi mettre les chose en perspectives…

De fait, l’astronomie est un passage obligatoire pour tout auteur donnant par exemple dans le space opera. Elle offre dès lors une toute nouvelle vision du monde qui nous entoure. Un monde dans lequel la planète Terre et notre système solaire ne sont rien de plus qu’un tout petit grain de sable dans un bac à sable géant.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Out of Earth est disponible !


Depuis aujourd’hui, la version papier de Out of Earth est disponible. Vendue au prix de 4,40€, la nouvelle possède une couverture souple brochée. Quelques autres des caractéristiques :

  • format A5 – 36 pages – broché (version papier) et PDF sans DRM– (version électronique)

  • ISBN : 978-2-36820-000-1

  • diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND 3.0 France

  • prix de vente de 4,40 € TTC pour la version papier et de 1,35 € TTC pour la version électronique.

De plus, l’achat de la version papier permet de profiter, sur simple demande et de façon totalement gratuite, de la version électronique (PDF) de Out of Earth. Celle-ci étant bien sur disponible sans verrou électronique ni aucune autre forme de protection, qui plus est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. elle est de fait lisible sur n’importe quel appareil (ordinateur, tablette…) prenant en charge le format PDF.

Voici, pour rappel, le synopsis de l’histoire tel qu’il apparaît sur la quatrième de couverture :

Un jeune homme, écrivain, a l’occasion de quitter la Terre. Désappointé par la façon dont à évolué l’espèce humaine et ayant l’opportunité de réaliser son plus grand rêve, il accepte. Il s’apprête à élire domicile dans l’espace.

« Si j’avais un vœux à faire, je quitterais ce monde pourri par les guerres, la cupidité, l’avarice et l’Homme. Peu importe les dangers que cela impliquerait, j’embarquerais sans hésiter à bord du premier vaisseau s’envolant en direction des étoiles. Quitte à vivre dans l’obscurité, je préférerais celle de l’espace à celle de l’Homme. »

« L’Homme n’est pas une erreur de la Nature. C’est un prototype expérimental dont la seule particularité est d’avoir été programmé pour s’auto-détruire en cas d’échec, sans même en prendre conscience.»

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Science-fiction… la tête dans les étoiles


Ecrire une histoire demande d’être dans des conditions particulières. Des conditions qui permettent d’obtenir une concentration maximale, et qui nous plongent totalement dans l’histoire. Des moments où écriture rime avec imagination, liberté et plaisir.

Bien sur, il n’y a pas de « conditions générales » s’appliquant à tous de la même façon. Ils y en a autant qu’il existe d’auteurs sur cette Terre. Pour certains, le simple fait de se dire « j’ai envie d’écrire » suffira. Pour d’autres, ce sera un peu plus compliqué.
Ainsi, en ce qui me concerne, ce n’est pas évident. Ne pouvant pas écrire sans être totalement plongé dans mon histoire, mon idéal serait de pouvoir me trouver dans un environnement sombre, exigu et sans élément pouvant troubler ma concentration. Une petite pièce juste assez grande pour y installer un petit bureau et un ordinateur, sans connexion internet, les murs recouverts d’un papier donnant dans le bordeaux et recouvert par endroits de photos et images de différents objets célestes et spatiaux. Voilà ce qui me conviendrait parfaitement pour pouvoir me plonger corps et âme, des heures durant, dans mes textes en cours d’écriture. Malheureusement, il n’est pas évident de pouvoir réunir l’ensemble de ces conditions.

Néanmoins, il est tout de même possible, soit de s’en rapprocher, soit de « capitaliser ». Je m’explique. Si il est difficile de réunir l’ensemble des conditions, le fait de s’en rapprocher autant que possible permet tout de même de se plonger dans l’histoire pendant une petite durée, allant généralement de quelques dizaines de minutes jusqu’à une heure ou deux. Ce n’est pas parfait, mais c’est déjà mieux que rien du tout.
Et inversement, « capitaliser » revient à se plonger dans son propre monde, celui que nous imaginons, rêvons et écrivons, le tout sans être en train de l’écrire. Ainsi, lorsque cette nuit je me suis retrouvé dans un endroit isolé et très sombre, allongé dans l’herbe les yeux rivés sur le ciel dégagé afin de profiter de la dernière soirée de la nuit des étoiles, allant jusqu’à me projeter dans ce monde que j’imagine et que j’écris, je n’ai cessé de « capitaliser » de l’envie. Imaginant les distances gigantesques (plusieurs dizaines, centaines et même milliers de milliards de kilomètres) me séparant de ces étoiles qui sont autant de sources d’imagination. Rêvant un jour de pouvoir voyager de l’une à l’autre, au cœur de notre galaxie, la Voie Lactée, qui affichait fièrement sa très légère robe voilée et blanchâtre sur fond d’autres monde, accompagné de celle qui partage ma vie et qui se trouvait alors à mes côtés.
Des moments, qui sans écrire, et sans même penser le faire, permettent d’être entièrement dans son univers imaginaire. Voilà ce qui permet de capitaliser de l’envie, des idées et, surtout, qui décuple l’imagination. C’est dans moments tels que celui-ci, sans pour autant présumer de ses qualités d’auteur, que l’on se sent véritablement… écrivain.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND