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Archive for the ‘Les étapes de l’écriture’ Category

Faire face aux critiques de ses textes


Rendre accessible ses textes et ouvrages expose nécessairement à la critique de vos lecteurs. Qu’il s’agisse de critiques positives ou négatives, comment réagir face à celles-ci ?

Tout d’abord, il faut se remettre dans le contexte des choses. A savoir que nul n’est parfait et qu’un texte, aussi bon soit-il, ne peut pas plaire à tous de la même façon. Certains lecteurs pourront le trouver magnifique, d’autre sans aucun intérêt. Quelle que soit la réaction de chacun, il faut bien prendre conscience que la vie ne s’arrête pas pour autant.

La critique idéale, que tout auteur aimerait toujours recevoir, est celle encensant ses écrits. Celle selon laquelle tout est parfait, où il n’y a rien à redire, et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant… cette critique est probablement la pire qui puisse être formulée. Au même titre que celle qui vous dirais « Ce que tu fais est nul, arrêtes d’écrire, fais autre chose ».
En effet, le texte parfait n’existe pas. De plus, le risque pour l’auteur, avec une telle critique, est de se voir plus beau qu’il ne l’est réellement. Un auteur doit toujours être capable de se remettre en questions, de se dire « oui mais ». C’est pour cette raison que ces critiques entièrement positives sont bonnes à prendre pour le moral, mais qu’elles doivent tout de même être nuancées, car ne faisant absolument pas avancer les choses. Pour cela, la vraie bonne critique est celle formulée sous l’une de ces deux formes :

  • « C’est bien mais… »
  • « Ce n’est pas parfait mais… »

Ce sont celles-ci qui pourront vous faire avancer dans les meilleurs conditions. En vous donnant des pistes sur ce qui reste à améliorer, tant sur le fond que dans la forme, ces critiques seront votre moteur pour vous indiquer dans quelles directions avancer.
Devez-vous vous concentrer plus sur les descriptions ? Sur les personnages eux-mêmes ? Sur les évènements inhérents à l’histoire ? vous n’aurez pas d’autre moyen de connaître les réponses à ces questions sans des critiques constructives. Peut-être que parfois elles vous décevront un peu, dans le sens où vous estimiez votre texte comme étant parfaitement aboutit et à la limite de l’excellence. Pourtant, ce n’est que comme ça que vous avancerez… A condition de les accepter et de ne pas vous braquer contre leurs auteurs.

Afin de que les critiques reçues soient les plus « légitimes » possibles, ne vous contentez pas de montrer votre texte à des personnes de votre entourage. En effet, tout à fait inconsciemment, ces personnes que vous connaissez auront souvent tendance à vos dire « c’est génial, c’est magnifique… ». Ce qui est excellent pour l’égo, mais sans aucun intérêt pour progresser dans l’avenir.
Un dernier petit conseil… En tant qu’auteur, sachez vous remettre perpétuellement en question. Ne changez pas votre style du tout au tout, cela n’aurait aucun sens. Mais prenez en compte les avis de chacun.

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L’angoisse de la page blanche

19 septembre 2012 3 commentaires

N’importe quel auteur le sait parfaitement. L’angoisse de la page blanche est toujours une situation très difficile à appréhender. D’autant plus qu’elle peut s’avérer démoralisatrice et compliquée à gérer pour un auteur n’y étant pas vraiment préparé.

L’angoisse de la page blanche, c’est la peur de ne pas savoir quoi écrire. Rester scotché devant sa feuille (ou l’ordinateur), le stylo à la main, des heures durant, sans rien écrire de concret. C’est une situation plutôt désagréable qui donne l’impression de n’avoir aucune idée et qui pousse à se demander pour quelle raison on écrit réellement.
Pourtant, ce n’est rien de bien grave. Et cela ne doit surtout pas remettre en cause l’envie d’écrire, ni même les projets déjà en cours. Tout simplement parce qu’en général cette angoisse n’est que passagère. Elle va, elle vient… Chaque auteur y a déjà été plus ou moins été confronté un jour ou l’autre. Avoir un trou, ne pas savoir quoi écrire, ni comment le tourner… tout ceci est parfaitement normal. Il y a des jours où l’envie d’écrire n’est pas nécessairement au rendez-vous, où les idées ne viennent pas aussi facilement qu’à l’habitude. Ne vous inquiétez surtout pas. Il se peut même que cela persiste quelques jours voir quelques semaines. Mais si vous êtes vraiment fait pour l’écriture, il ne fait aucun doute que les choses finiront par s’arranger d’elles-mêmes, sans que vous ne vous y attendiez.
Aussi, à moins d’avoir un délai maximal pour terminer une œuvre, ne paniquez pas, et n’essayez surtout pas de vous forcer à écrire. Il ne sert en effet à rien de rester cinq heures non stop sur votre texte si rien ne vous vient à l’esprit. Ce ne serait que du temps perdu, avec comme conséquence principale de vous remettre un peu trop en cause.

Si l’écriture est une vraie passion pour vous, un peu de temps suffira à faire disparaître cette angoisse et à vous faire retrouver autant l’envie d’écrire que les idées qui vont avec. Surtout, dites-vous bien qu’une histoire ne s’écrit pas en deux heures. La qualité première d’un auteur doit être la patience. Si vous savez en faire preuve, tout finira par se régler. Même si il vous faut trois ans pour écrire votre roman, ne désespérez pas. Il vaut mieux prendre tout son temps et fournir un travail de qualité plutôt que de se presser et de bâcler les choses. Chaque auteur à son propre rythme et se doit de le respecter. C’est ainsi que disparaîtront angoisses et toutes autres formes de stress.

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Un manuscrit de perdu… dix de sauvegardés


Ecrire un ouvrage est un travail de longue haleine. Aussi, certaines règles sont à respecter impérativement pour ne pas voir celui-ci totalement remis en cause du fait d’un imprévu ou d’un incident. Cela pouvant arriver à n’importe qui, autant prévenir que guérir.

La perte d’un manuscrit est ce qui peut arriver de pire à un écrivain, qu’il soit publié par une maison d’édition ou qu’il s’auto-édite. Une coupure de courant est très vite arrivée, tout comme un disque dur peut rendre l’âme d’un instant à l’autre. De même, un sinistre peut tout aussi bien détruire des années de travail. Puisqu’il est impossible de s’en prévaloir, voici tout de même quelques conseils qui auront au moins pour résultat de sauver votre prochain roman.

La coupure de courant : La première façon de se protéger d’une coupure de courant, c’est de sauvegarder régulièrement son travail au fur et à mesure qu’il avance. Passer quatre longues heures à se triturer les méninges pour écrire cinq pages et tout perdre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, c’est… ballot… Bien sur, il n’est pas possible de tout sauvegarder instantanément, mais il est préférable de ne perdre qu’un paragraphe plutôt que tout le travail effectué.
Pour ceux pour lesquels même la perte d’un paragraphe est impensable, il faut alors opter pour l’achat d’un onduleur avec batterie (par exemple), qui permettra à votre ordinateur de rester allumé suffisamment longtemps en cas de coupure de courant, vous permettant alors d’effectuer votre sauvegarde.

Le disque dur qui rend l’âme :
Le disque dur de votre ordinateur vient de rendre son dernier souffle ? C’est probablement trop tard. A moins de le confier à un spécialiste qui risque de vous coûter les yeux de la tête (et peut-être même un bras en surplus) sans aucune garantie de résultat. L’idéal dans ce cas est donc d’effectuer plusieurs sauvegardes de votre manuscrit, sur différents supports. Ainsi, en plus de la sauvegarde qui existait sur votre ordinateur, en avoir une autre (mise à jour très régulièrement, pour ne pas dire en permanence), peut vous sauver la mise. Qu’elle soit sur un CD, une clé USB, un disque dur externe importe peu… du moment que vous en avez une.
De plus, Ô miracle de la technologie, il vous sera toujours possible de continuer l’écriture de votre futur ouvrage même sans votre disque dur, le temps que vous en rachetiez un et que vous y réinstalliez votre système d’exploitation. Pour ce faire, foncez télécharger la dernière version de Ubuntu (c’est totalement gratuit et légal) et gravez là sur CD/DVD. En cas de perte de disque dur (et même si il fonctionne toujours d’ailleurs), vous aurez la possibilité de lancer le système d’exploitation depuis le CD/DVD sans avoir besoin de l’installer. Il suffit jute pour cela de cliquer sur « Essayer sans installer » lorsque le menu du CD/DVD apparaît. Vous travaillerez dès lors à partir du CD/DVD lui même. Notez bien néanmoins que vous ne pourrez pas effectuer de sauvegarde qu’en direction d’un périphérique externe (clé USB, disque dur externe…).

Vous êtes victime d’un vol, d’une inondation, d’un incendie… : Bien sur, dans ce cas votre manuscrit passera surement au second plan, et vous ne vous apercevrez pas de sa perte immédiatement. Toutefois, pour vous en prémunir, vous pouvez opter pour la sauvegarde à distance de votre travail, en passant par exemple par le service de sauvegarde externe HubiC.
A titre personnel, je conseille, pour le cas où vous auriez peur que vos fichiers puissent être « piratés » à votre ainsi, de les crypter avant de les sauvegarder sur de tels supports. Il vous est également possible d’acheter vous-même votre propre serveur multimédia (que vous stockerez, bien sûr, ailleurs que chez vous) et de l’utiliser comme point de sauvegarde externe.

Outre le dernier point, qui peut éventuellement s’avérer assez compliqué (serveur, fichier crypté…) pour quelqu’un n’ayant que des connaissances de base en informatique,  faire des sauvegardes à jour, au nombre  minimal de trois afin de s’assurer une sécurité maximale, doit absolument être un réflexe à adopter en toutes circonstances. Un réflexe qui vous évitera des crises de nerfs et des larmes en cas de déficience de votre ordinateur.
Ceci étant bien sur valable pour tous types de documents autres que des créations littéraires (photos, cours, exposés, mémoire…).

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La rédaction de votre ouvrage


Vous venez de terminer l’écriture de la trame de votre ouvrage, et vous êtes sur le point de le débuter par lui-même. Vous pensez avoir fait le plus difficile, mais détrompez-vous. L’écriture de la trame est un exercice long, compliqué et fastueux. Celle de votre ouvrage l’est encore plus. Mais rassurez-vous, car c’est également l’étape la plus passionnante et la plus marquante de votre vie d’auteur.

Vous l’avez devant vos yeux. Votre histoire entière est retranscrite noir sur blanc. Elle n’est pas encore développée, mais toutes les idées, rebondissements, chutes et autres points importants sont là. Vous les avez imaginés, visualisés dans votre esprit. Ils ne sont pas obligatoirement définitifs et seront probablement amenés à évoluer quelque peu pour certains d’entre eux, mais peu importe. Vous êtes désormais en mesure de passer à l’étape suivante. La rédaction de l’histoire elle-même.
Si vous êtes « vieille école », munissez-vous de votre plume, prête à débiter son encre sur vos feuilles de papier. Si vous êtes « moderne », vérifiez le branchement de votre clavier sur votre ordinateur… et c’est parti !!

Pour bien commencer, un petit conseil que beaucoup trouveront évident et parfaitement logique, mais qu’il peut tout de même être bon de rappeler. Débutez l’écriture de votre histoire en suivant son déroulement pré-établit dans  votre trame. Il est normal que l’écriture de certains passages à rebondissements, ou d’action, soit plus intéressante que d’autres moins « actifs », mais travailler de cette façon serait le meilleur moyen de vous embrouiller vous-même et de complètement vous perdre dans votre propre histoire. Ainsi, commencez par rédiger le début, et terminez bien par la fin.

Ensuite, une fois ce conseil bien assimilé, vous pouvez débuter l’écriture à proprement parlé. Munissez-vous de votre trame, relisez là bien, chapitre par chapitre, afin de vous la remémorer dans ses grandes lignes, et débutez la rédaction de votre histoire. Reprenez vos idées les unes après les autres, et développez-les selon votre style personnel.
Certains auteurs auront tendance à donner un maximum de détails à chaque scène, à chaque passage, pour que ses lecteurs s’en imprègnent totalement. Au contraire, d’autres auteurs, tels que moi, préféreront rester beaucoup plus légers au niveau des détails, permettant ainsi à chaque lecteur de s’imaginer sa propre vision de la scène, et de le laisser « libre de sa pensée ».
Bien sur, chaque auteur possède son propre style, et aucun de ces styles n’est meilleur que les autres. Ils sont tous plus ou moins différents, et apportent tous une certaine richesse littéraire. Il serait dommage, et surtout idiot, de sacrifier son style personnel juste dans l’optique de copier celui d’un autre.

Sur  le plan de l’écriture, lorsque vous aurez trouvé votre style, après quelques paragraphes ou quelques pages, prenez garde de ne pas vous lasser d’écrire.
Comprenez par là qu’il ne faut pas que vous vous forciez à écrire si vous n’en ressentez pas l’envie. A moins d’avoir signé un contrat d’édition avec un grand groupe, qui vous impose une date butoir pour la remise de votre manuscrit (ce qui n’arrive qu’aux « grands » auteurs connus et reconnus), prenez tout votre temps pour développer votre histoire. Même si vous n’en écrivez qu’une page par jour, par semaine, ou par mois, l’écriture doit rester un véritable plaisir et ne surtout pas devenir une contrainte. Et si vous devez rester plusieurs semaines sans vous plonger dans votre histoire, cela n’est pas grave. L’important n’est pas la vitesse à laquelle vous allez terminer son écriture, mais le plaisir et le bonheur que vous aurez pris à aller jusqu’au bout de votre histoire. Même si pour cela vous devez plusieurs années.
Comme je l’ai précisé dans mon article précédent sur la création de la trame (Les prémices de votre ouvrage), les principales vertus d’un écrivain doivent être la patiente et la persévérance.
A titre d’exemple, mon premier ouvrage, …la suite du secret, a été écrit en l’espace de sept mois. La trame m’a pris quinze jours, et l’histoire elle-même six mois et demi. Mon second ouvrage, IMAGINE, m’a pris trois mois (mais il est vrai qu’il est assez particulier, et qu’il s’agit de chapitres introductifs, et non pas d’une histoire). Et actuellement, mon troisième ouvrage, Galaxia, est débuté depuis l’été 2011. Au jour d’aujourd’hui, la trame des dix premiers chapitres est écrite, ainsi que les trente sept premières pages.

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Les prémices de votre ouvrage


Une idée vient de vous traverser l’esprit. Une idée qui pourrait bien faire l’objet de votre prochain ouvrage. Une idée qui vous tient à coeur et qui ne vous laisse pas tranquille. Une idée qui, vous en êtes certain, est la bonne. Vous devez dès lors respecter certaines règles qui vous permettrons d’aller au bout de cette idée, et de la transformer en un livre.

Tout d’abord il faut savoir que chaque auteur est unique et fonctionne selon ses propres méthodes, qui peuvent très bien ne pas s’appliquer à d’autres de ses semblables. Cependant, sans prétendre détenir LA vérité et LA technique qui conviendront à tous, les conseils suivants peuvent grandement aider des auteurs « débutants » ou plus confirmés, mais ne disposant pas de méthodologie d’écriture pré-établie.

Pour commencer, il est important de ne pas se lancer tête baissée dans la rédaction de son histoire aussitôt le sujet imaginé. Bien que la tentation soit grande, c’est le meilleur moyen de se retrouver confronté au « syndrome de la page blanche », et d’être bloqué au bout de seulement quelques pages d’écriture.
L’idéal, pour ne pas connaitre ce problème, est de prendre le temps de mettre vos idées, et rien que vos idées, noir sur blanc. Imaginez le début de votre histoire, son développement, ses rebondissements, ses évolutions, et organisez le tout sous forme de trame. Ne rédigez rien. Ne notez que les idées qui vous viennes à l’esprit. N’hésitez pas non plus à revenir en arrière pour y intégrer quelque chose auquel vous venez de penser. La trame de votre histoire est justement faite pour vous permettre de visualiser entièrement votre récit avant même que vous n’en ayez commencé l’écriture. Elle n’a rien de définitif ni de contraignant. Elle peut évoluer, être modifiée, adaptée, à chaque fois qu’une idée nouvelle vous vient. Mais cette trame sera la véritable base de votre histoire. Celle qui vous rendra le travail plus facile lorsque vous passerez à la rédaction de celle-ci.

Dans l’absolu, si vous ne vous sentez pas la patiente de « tramer » la totalité de votre histoire avant d’en commencer la rédaction, vous pouvez fonctionner par chapitres. C’est à dire que vous vous imaginez, représentez et prévoyez le déroulement de la totalité d’un chapitre, avant de passer à son écriture.
Néanmoins, cette variante peux poser quelques problèmes si jamais, plusieurs chapitres plus tard, vous souhaitez apporter une modification de taille à votre histoire, puisqu’il vous sera alors nécessaire de la modifier directement, ce qui n’aurait pas été le cas avec une trame totale.

Gardez tout de même à l’esprit que l’écriture d’une histoire est un tout qui prend énormément de temps avant d’arriver à son terme. La création de la trame peut à elle seule durer plusieurs jours, voir plusieurs semaines ou mois, selon votre implication et la complexité de votre idée de départ.
Il est donc important de ne jamais baisser les bras, de persévérer, et de ne pas hésiter à recommencer ou à modifier votre travail si vous estimez que vous n’en êtes pas suffisamment satisfait. Les plus grandes qualités qui doivent vous caractériser en tant qu’auteur sont la patience et la persévérance. Sans cela, vous risquez de connaître d’importantes difficultés à mener votre projet d’écriture à son terme.

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