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La littérature des nègres


Alexandre Dumas et son nègre (L’autre Dumas, de Safy Nebbou, 2010)

Le politiquement correct, je m’en moque. Peu importe la connotation que certains pourront trouver au titre de cet article, celui-ci est très clair et ne doit être assimilé que dans un seul sens. Celui du Nègre littéraire, ou « ghost writer » comme ils sont appelés outre-Atlantique. Ces personnes qui écrivent des livres pour des personnalités politiques, du showbiz, etc…

Vous êtes-vous déjà demandé comment nos hommes politiques, qui vouent leurs vies entières à la défense des intérêts communs de la Nation toute entière, au détriment total de leurs propres intérêts personnels (ahhhh monde des bisounours, quand tu nous tiens). Bref… vous êtes-vous déjà demandé comment des personnes aux emplois du temps de ministres, c’est bien le cas de le dire, pouvaient encore trouver du temps pour écrire des livres à porté parfois très techniques en plus de leurs obligations « nationales » ?
C’est très simple. Ce ne sont pas eux qui les écrivent. Ils font appel à des nègres, terme définissant une personne écrivant au nom d’une autre, généralement connue. Bien sûr, selon les « pseudo-auteurs » en question, il peut arriver que ceux-ci jouent un rôle plus ou moins important dans l’ouvrage finalement signé de leur propre nom. Mais il ne faut pas s’y tromper. Jamais ils ne pourront se vanter d’être à l’origine de la totalité de « leurs » ouvrages. Et ne cela ne vaut pas que pour les hommes et femmes politiques. Il en est évidement de même pour nombre de personnalités.

Car même si cela n’a en aucun cas force de preuve, il convient de noter qu’il est particulièrement difficile de briller (dans le sens d’être « professionnel ») dans un domaine précis, alors de là à être à en haut de l’affiche dans son domaine de prédilection, y compris dans la littérature, il y a un fossé qu’il est pratiquement impossible de franchir seul.
Ecrire un livre de qualité demande une telle implication, tant en terme de temps que de créativité, qu’il n’est sérieusement pas possible de jongler entre des fonctions à responsabilités si prenantes et l’écriture de divers ouvrages… à moins de faire travailler pour soi un nègre*.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

*J’assume évidement mes propos, qui sont effectivement susceptibles de démanger les yeux de certains bien pensants. Aussi, que ceux qui seraient tentés de me critiquer ne se gênent pas, sachant tout de même ouvertement que le Larousse en ligne défini lui-même ce terme tel que je l’utilise. La seule critique dont je pourrais faire l’objet serait de me dire qu’il s’agit d’un mot du registre familier. A part ça…**

**Bien sûr, cette précision n’était techniquement pas nécessaire, mais à notre époque mieux vaut se « prémunir » des réactions épidermiques de certains.

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