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Science-fiction… la tête dans les étoiles


Ecrire une histoire demande d’être dans des conditions particulières. Des conditions qui permettent d’obtenir une concentration maximale, et qui nous plongent totalement dans l’histoire. Des moments où écriture rime avec imagination, liberté et plaisir.

Bien sur, il n’y a pas de « conditions générales » s’appliquant à tous de la même façon. Ils y en a autant qu’il existe d’auteurs sur cette Terre. Pour certains, le simple fait de se dire « j’ai envie d’écrire » suffira. Pour d’autres, ce sera un peu plus compliqué.
Ainsi, en ce qui me concerne, ce n’est pas évident. Ne pouvant pas écrire sans être totalement plongé dans mon histoire, mon idéal serait de pouvoir me trouver dans un environnement sombre, exigu et sans élément pouvant troubler ma concentration. Une petite pièce juste assez grande pour y installer un petit bureau et un ordinateur, sans connexion internet, les murs recouverts d’un papier donnant dans le bordeaux et recouvert par endroits de photos et images de différents objets célestes et spatiaux. Voilà ce qui me conviendrait parfaitement pour pouvoir me plonger corps et âme, des heures durant, dans mes textes en cours d’écriture. Malheureusement, il n’est pas évident de pouvoir réunir l’ensemble de ces conditions.

Néanmoins, il est tout de même possible, soit de s’en rapprocher, soit de « capitaliser ». Je m’explique. Si il est difficile de réunir l’ensemble des conditions, le fait de s’en rapprocher autant que possible permet tout de même de se plonger dans l’histoire pendant une petite durée, allant généralement de quelques dizaines de minutes jusqu’à une heure ou deux. Ce n’est pas parfait, mais c’est déjà mieux que rien du tout.
Et inversement, « capitaliser » revient à se plonger dans son propre monde, celui que nous imaginons, rêvons et écrivons, le tout sans être en train de l’écrire. Ainsi, lorsque cette nuit je me suis retrouvé dans un endroit isolé et très sombre, allongé dans l’herbe les yeux rivés sur le ciel dégagé afin de profiter de la dernière soirée de la nuit des étoiles, allant jusqu’à me projeter dans ce monde que j’imagine et que j’écris, je n’ai cessé de « capitaliser » de l’envie. Imaginant les distances gigantesques (plusieurs dizaines, centaines et même milliers de milliards de kilomètres) me séparant de ces étoiles qui sont autant de sources d’imagination. Rêvant un jour de pouvoir voyager de l’une à l’autre, au cœur de notre galaxie, la Voie Lactée, qui affichait fièrement sa très légère robe voilée et blanchâtre sur fond d’autres monde, accompagné de celle qui partage ma vie et qui se trouvait alors à mes côtés.
Des moments, qui sans écrire, et sans même penser le faire, permettent d’être entièrement dans son univers imaginaire. Voilà ce qui permet de capitaliser de l’envie, des idées et, surtout, qui décuple l’imagination. C’est dans moments tels que celui-ci, sans pour autant présumer de ses qualités d’auteur, que l’on se sent véritablement… écrivain.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

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