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L’auto-édition, parent pauvre du monde de l’édition…


Pour de trop nombreuses personnes, dont la grande majorité n’a que de très vagues connaissances du monde de l’édition, le Graal de ce milieu est de voir l’un de ses ouvrages publiés au sein d’un grande maison d’édition. Le reste, puisque c’est moins connu et forcément moins renommé, ne pouvant être que de la « seconde zone sans aucun intérêt ». Petite mise au point sur le monde « merveilleux » de l’édition à compte d’éditeur…

L’édition ne résume pas uniquement aux grandes marques telles que Gallimard, Flammarion, Albin Michel, Actes Sud, ou encore La Martinière. De même, les auteurs ne limitent pas seulement aux grands noms tels que Michel Houellebeq, Amélie Nothomb, J.K Rowling. Croire que le monde de l’édition est réduit à si peu de choses  relève soit de la méconnaissance, soit de l’aveuglement.
Car des maisons d’édition, il en existe des dizaines, voir des centaines, rien qu’en France. La plupart sont inconnues du grand public, et ne bénéficient pas de l’exposition médiatique accordée aux grands groupes cités précédemment.
Bien que la très grande majorité des ouvrages disponibles à la vente dans les circuits traditionnels (librairies, magasins spécialisés…) sortent des presses de ces grands groupes, il faut savoir que ceux-ci ne cherchent qu’une chose. Engranger un maximum de profits, au détriment, trop souvent, de la qualité de ce qu’ils publient. Ils ne vendent pas des ouvrages pour leurs histoires, mais seulement pour leurs noms, ceux de leurs auteurs… que tout le monde connait. Car il est très compliqué, voir impossible, pour un auteur à la renommée insuffisante, de figurer au catalogue de ce sociétés. Non pas que ces auteurs soient tous « mauvais », mais tout simplement qu’ils n’ont pas un « potentiel marketing » suffisant.

Heureusement, en général les maisons d’édition moins « côtés », tout simplement parce qu’elles ne disposent pas des mêmes moyens, ce qui au final n’est peut-être pas plus mal comme ça, publient des oeuvres pour leurs qualités plus que pour leur potentiel.
Bien sur, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de sociétés dont le but est de faire des bénéfices. Mais elles le font, pour la plupart, avec un plus grand « respect » du lecteur. Mais déjà, pour le commun des mortels, nous sommes déjà au deuxième niveau de l’édition. Tout ce qui ne provient pas d’une maison d’édition archi-connue étant forcément un niveau en dessous.

D’autres auteurs, qui ne souhaitent pas passer par une maison d’édition pour publier leurs ouvrages, font le choix de l’auto-édition. C’est à dire qu’ils sont leur propre éditeur. Et ça, pour le lecteur lambda, c’est le summum de la médiocrité. Car seuls des auteurs refusés par les grandes maisons d’édition, donc « nuls », puis par les maisons d’édition de « seconde zone », donc « archi-nuls », peuvent faire ce choix de publier eux-même leurs textes.
Et bien non. L’auto-édition ce n’est pas ça. Pour de nombreux auteurs auto-édités, il s’agit d’un véritable choix personnel. Un choix éditorial. Celui de conserver tous les droits de ses ouvrages. Celui de choisir les canaux de diffusion. Celui de rester maître de ses textes…
L’auto-édition est l’égale de tous les autres modes d’édition. Et dans certains sens, un auteur auto-édité doit faire preuve d’encore plus de volonté qu’un autre publié par une maison d’édition. Car un auteur auto-édité gère absolument tout en ce qui concerne son ouvrage. C’est  à lui de faire l’ensemble des opérations normalement réalisées par la maison d’édition. C’est à lui de faire imprimer son ouvrage. C’est à lui de le vendre.

Il ne fait aucun doute, de mon point de vue strictement personnel, qu’un auteur auto-édité a bien plus de mérite, même s il ne vends que quelques dizaines d’exemplaires, que n’importe quel grand nom vendant des dizaines ou des centaines de milliers de titres.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

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  1. Mélanie
    9 août 2012 à 23:19

    C’est vrai, je trouve ça dommage de dénigrer les auteurs qui sont dans des petites maisons d’éditions ou encore auto-édités sous prétexte qu’ils ne sont pas dans les grandes maisons. Ces derniers ne laissent pas assez de chances aux jeunes talents, pourtant il y a de très bons auteurs, sans un grande notoriété, mais avec tellement de talent !!
    Les lecteurs devraient se faire à cette idée, les talents ne sont pas toujours là ou on le pense !

  2. Paul
    25 août 2012 à 18:25

    Les maisons d’édition ont des critères de rentabilités au meme titre que les auteurs d’auto édition devraient en avoir. Il faut etre lucide, si on veux vendre il faut se démener, meme si on a pas de formation marketing avec les moyens du bord.
    Là ou il y a une équipe et des professionnel en face il y a un auteur « amateur » qui ne connait rien ou presque du monde du commerce.
    D’un autre coté les revenus ne sont pas les memes, avec le faible pourcentage de royalty qu’un auteur peut gagner avec une maison d’édition (en ayant écrit son livre), le marges de l’autoédition sont beaucoup importantes, il est normal qu’il y ai un peu plus de travail.
    Un article sur les droits d’auteurs : [edit : lien supprimé par Clément Hourseau car lien publicitaire, qui plus est induisant en erreur les lecteurs sur plusieurs points]

    • 25 août 2012 à 19:05

      Paul, je vous remercie pour votre commentaire, cependant je vous demanderais juste de ne pas faire de lien à caractère publicitaire, en particulier lorsque « l’article » lié ose indiquer que, je cite : « D’autre part, votre livre fait l’objet d’un dépôt légal à la BNF. Votre création est juridiquement protégée vis-à-vis des tiers qui vous en contesteraient un jour la paternité ou la date de création« .
      Il s’agit là d’une énormité sans nom, le Dépôt Légal servant uniquement à référencer et à converser à la Bibliothèque nationale de France l’ensemble des ouvrages publiés en France. Ce Dépôt Légal est totalement obligatoire, mais ne vaut en aucun pour preuve de la paternité d’une œuvre.
      De plus, le Dépôt Légal n’est à réaliser qu’au tout dernier moment avant la publication. De fait, il ne constitue en rien une preuve d’antériorité. Aussi, si vous êtes en lien avec le site que vous aviez cité, faites en sortes de corriger cette monstruosité. Dans le cas contraire, je vous conseille mon article sur ce sujet de la protection du droit d’auteur, qui je peux vous le garantir, est parfaitement clair sur ce sujet : http://clement-hourseau.com/2012/06/07/protegez-votre-ouvrage/

      Pour en revenir à votre commentaire, à aucun moment je ne nie les critères de rentabilité de chacun. Je précise seulement que les grands groupes d’édition ne publient QUE pour satisfaire le volet financier, au détriment de la qualité. Ce qui n’est pas le cas des groupes de moindre importance, et encore moins des auteur auto-édités.
      De ce fait, il est évident qu’un auteur auto-édité devra de démener encore plus. Mais ça il le sais dès le début, et à moins de se jeter dans l’auto-édition par défaut uniquement pour que son ouvrage soit publié, ce n’est pas une nouveauté.

      Cordialement,
      Clément Hourseau

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