Accueil > Les étapes de publication > Trouvez un éditeur

Trouvez un éditeur


Vous voilà maintenant prêt à soumettre votre ouvrage aux maisons d’édition. Envoyer votre manuscrit par mail, attendre la réponse d’ici quelques jours, se voir en train de signer votre contrat d’édition, imaginer votre ouvrage en vente dans toutes les librairies et tous les magasins culturels grand public… Il est important d’avoir de l’ambition, mais point trop n’en faut.

Avant tout, vous devez absolument prendre conscience qu’un tel enchaînement n’arrive jamais. Même pour les plus prolifiques des auteurs les plus célèbres. Alors n’espérez surtout pas vivre un tel « compte de fées ». Je vous le souhaite, bien sur, mais vous n’avez aucune chance. Cela relève du monde des Bisounours et comme tout le monde le sais, notre monde réel serait plutôt à l’extrême opposé de celui de ces petits êtres fantastiques.
Selon les critères de chaque éditeur, vous serez amenés à envoyer votre manuscrit soit par courrier électronique, soit par voie postale (imprimé et relié). Une fois réceptionné, bien souvent, le délais de lecture est au minimum de 6 à 8 semaines. Parfois même beaucoup plus. Ensuite, sachez que les maisons d’édition reçoivent un nombre très important de manuscrits, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines chaque année (voir plusieurs milliers pour les plus grandes), pour un nombre de publications qui se compte sur les doigts des mains. Un primo-auteur ou un auteur sans renommée (ce qui n’a rien à voir avec la qualité de ses textes), n’a pour ainsi dire aucune chance de signer avec un grand groupe d’édition. Seuls les « petits » éditeurs pourront éventuellement lui offrir la chance d’être publié. Mais avant d’en arriver là, il vous faudra vous adapter au monde compliqué mais passionnant de l’édition.

Votre premier objectif sera de trouver les maisons d’édition auxquelles vous allez envoyer votre manuscrit. Chacune ayant sa propre ligne éditoriale, vous devrez être très vigilant à ce sujet. De même qu’il ne vous viendrait pas à l’idée d’envoyer le manuscrit d’une histoire d’amour à un éditeur de manuels scolaires, inutile de proposer votre roman policier à une maison d’édition ne publiant que des ouvrages de science-fiction. Ce serait rédhibitoire. Pour ne pas tomber dans ce piège, consultez les sites internet des éditeurs que vous avez déniché. Tout éditeur sérieux y indiquera forcément le style d’ouvrages qu’il publie ou qu’il envisage de publier. Ne gardez que ceux correspondants au(x) genre(s) de votre manuscrit.

Une fois la liste des éditeurs susceptibles d’être intéressés par votre manuscrit établie, poussez un peu plus vos investigations sur leurs différents sites. Votre mission désormais, découvrir le type d’édition pratiquée par chacun de ces éditeurs. Il en existe deux, radicalement différents l’un de l’autre. Le premier, que je qualifierais d’édition « classique », est le compte d’éditeur. Dans cas c’est l’éditeur qui prend tous les risques de la publication à sa charge. Vous n’avez absolument rien à lui payer pour qu’il publie votre ouvrage. Tout au plus devrez-vous, à sa demande et par obligation contractuelle, vous investir dans la promotion de votre ouvrage, la charge financière étant toujours supportée ce dernier.
Le second est le compte d’auteur. Inversement au compte d’éditeur, c’est ici l’auteur qui paye l’éditeur afin que son ouvrage soit publié. Les sommes demandées sont très importantes. Plusieurs centaines d’euros au minimum, allant parfois même au delà du millier d’euros. Des sommes bien évidemment sans aucun rapport avec les coûts réels d’impression. De plus, l’auteur est bien souvent obligé de commander (et de payer une nouvelle fois) ses ouvrages, mais aussi d’en assurer seul la promotion et la vente. Il va sans dire que nous touchons là aux limites de l’escroquerie et que ce genre d’édition est à déconseiller très fortement. Tout éditeur demandant une somme d’argent, même minime, pour vous publier doit être suspect à vos yeux.
En cas de doutes sur le type d’édition pratiqué par un éditeur, n’hésitez pas à le contacter (mail, téléphone…) afin de lui poser les questions qui vous rassurerons, ou au contraire vous conforterons dans vos craintes.
Une troisième forme d’édition existe bien, l’auto-édition, mais je reviendrais dessus un peu plus tard, dans un prochain article.

Vous voila maintenant, idéalement, avec une liste d’éditeurs publiant des ouvrages du genre de votre manuscrit, mais aussi pratiquant l’édition à compte d’éditeur. Maintenant, prenez soin de vérifier la forme sous laquelle vous pouvez envoyer votre manuscrit (mail ou papier) et lancez-vous. N’envoyez jamais un manuscrit par mail à une maison d’édition s’attendant à le recevoir sous forme papier par la poste, et inversement. Il ne sera pas lu et vous aurez probablement perdu toutes vos chances avec cet éditeur.
Généralement, le délais de d’examen de votre ouvrage est annoncé sur le site internet ou vous est indiqué à la réception de votre manuscrit. Inutile de contacter la maison d’édition tant que ce délai n’est pas atteint. Une fois dépassé, vous pouvez en revanche la relancer si vous n’avez pas de nouvelles. Il n’est pas rare que du retard soit pris lors de cette étape. Si vous n’obtenez pas de réponse ou que le nouveau délai qui vous a été indiqué n’est pas respecté, contactez-la de nouveau. Mais sachez que dans de pareilles situations, plus le temps passe, plus vos chances d’avoir tapé dans l’oeil de cet éditeur s’amenuisent.

Il est très rare de trouver un éditeur dès le début de ses recherches. Il peut-être nécessaire d’en contacter des dizaines avant de tomber sur celui qui saura identifier le potentiel de votre ouvrage. Surtout ne baissez jamais les bras, même après plusieurs refus ou envois restés sans réponses. Vous pouvez attendre des mois, voir des années, avant de trouver l’éditeur qui deviendra VOTRE éditeur.
Mais une fois que vous l’aurez trouvé, un nouvelle étape s’ouvrira à vous avec de nouvelles obligations de part et d’autres… La signature de votre contrat d’édition. Une étape particulièrement technique, mais que vous devriez pouvoir passer sans encombres grâce à un prochain article à venir.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND
Publicités
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. 10 mai 2013 à 11:25
  2. 22 juillet 2013 à 15:25

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :